Cartable solaire

Pour un quart des enfants du monde, apprendre est un long et difficile parcours. Comment faciliter l’accès à l’éducation pour les enfants les plus défavorisés, en milieu rural dans les pays émergents, là où après le coucher du soleil, seules quelques rares cases sont éclairées par des lampes tempêtes ? L’enfant a beau aller à l’école, il n’a pas d’éclairage pour faire ses devoirs: d’où un taux de décrochage élevé, et de faibles résultats scolaires. D’une classe à l’autre, ce sont 30% voire 40% des élèves qui échouent. Une première réponse : le cartable solaire. Il existe déjà, il faut le tester, l’améliorer, le diffuser s’il est utile.

Cartable solaire

Nous avons repéré trois fournisseurs possibles dans le monde: une coopérative de femmes sud-africaines, une startup indienne, et un autre ivoirienne. C’est dette dernière qui a été retenue. Le cartable solaire développé par Solarpak est un sac à dos de 20 litres environ, fabriqué en grosse toile synthétique imperméable. Il comporte trois poches zippées, une principale, une intérieure, et une extérieure. L’équipement électronique comporte une petite plaque photovoltaïque de 2W, une batterie lithium-ion d 1000 mAh, et une lampe led de 1,5W que l’on branche par un port standard Usb 2.0.

en allant à l'école

L’usage en est simple: sur le chemin de l’école, effectué presque toujours à pied, la plaque solaire charge la batterie. Durant la journée, le cartable, posé à l’extérieur, peut continuer de se charger si besoin. Le soir, au retour de l’école, l’élève peut s’isoler avec son cartable et il dispose de trois ou quatre heures de lumière : c’est plus qu’il n’en faut pour faire ses devoirs. Le cartable est individuel: très vite l’enfant interdit à son père de l’utiliser pour charger son portable !

Les cartables solaires sont actuellement pour la,plupart importés de Chine. Solarpak commence tout juste fin 2020 à en fabriquer artisanalement quelques dizaines par semaine, à Abidjan. Il existe pourtant une belle opportunité de les fabriquer dans les pays qui les achètent. Et si les composants électroniques devront encore pour un temps être fabriqués en Asie, l’essentiel de la valeur ajoutée peut être relocalisée en Afrique, dans les pays sahéliens, où une longue tradition de couture et confection démontre un savoir-faire évident . L’Energie d’Apprendre étudie cherche activement des partenaires pour étudier, notamment à Fianarantsoa et à Ouagadougou des projets de fabrication locale de cartables solaires.