Le Soleil pour apprendre à Sangha

Nous avons choisi pour notre première expérimentation le Mali, l’un des pays d’Afrique subsaharienne les plus pauvres, et plus précisément le pays Dogon, qui est à l’écart des grands axes de transport, et loin des centrales électriques. Nous avons sélectionné comme partenaire, Fraternité Dogon, une association française implantée en Ile de France, en Aveyron et en Côte d’Azur. Elle intervient au pays Dogon depuis une quinzaine d’années, dans plusieurs villages de la commune de Sangha où elle a mené plusieurs projets: puits, retenues d’eau, moulin à mil, alphabétisation, microcrédit.

L’ancienneté de cette relation fiabilise la relation avec les responsables locaux: instituteurs, chefs d’établissement, parents d’élèves. La quasi totalité de ces enfants ne dispose pas de l’électricité à la maison, et l’école elle-même n’a d’électricité, par panneaux solaires, que pour les besoins de l’étude des plus grands. L’expérience concerne une classe d’enfants de 8 et 9 ans (CE2) et une autre de 10 à 11 ans (CM2).

La cérémonie de remise des cartables solaires, organisée par notre représentant à Sangha, Aly Dolo, délégué de Fraternité Dogon, a eu lieu le 24 octobre 2017. Etaient présents le directeur de l’école et le président de l’Association des parents d’élèves.

Les cartables solaires ont été conçus pour durer trois ans au moins. On vérifie leur état chaque semaine et l’on évalue leur utilisation tous les mois. Les indicateurs finaux sont le taux de décrochage scolaire, et le taux de réussite, consolidés en taux de passage d’un niveau à l’autre .

Nous avons mesuré que 80% des cartables sont encore opérationnels après trois ans. L’effet sur les résultats scolaires est très significatif: le taux de passage du CE2 au CM1 est passé de 60% à 90% , celui du CM2 en 6e est passé de 60% à 94%.